Kinova recognized by the governor general

Kinova recognized by the governor general

Montreal, Qc, Canada- LA PRESSE article - "If we are able to send robots into space, we need to be able to help people in motorized wheelchairs get a glass of water. It was on this basis that two students from the École de Technologie supérieure (ÉTS), Charles Deguire and Louis-Joseph Caron L'Ecuyer, launched Kinova. Ten years later, the company was officially awarded the Governor General's first ever Innovation Award. Kinova is the only company among the six award winners, created in June 2015.

If we are able to send robots into space, we need to be able to help people

"If we are able to send robots into space, we need to be able to help people in motorized wheelchairs get a glass of water. It was on this basis that two students from the École de technologie supérieure (ÉTS), Charles Deguire and Louis-Joseph Caron L'Ecuyer, launched Kinova. Ten years later, the company was officially awarded the Governor General's first ever Innovation Award. Kinova is the only company among the six award winners, created in June 2015.

ORIGINAL ARTICLE IN FRENCH ONLY

« Si on est capable d’envoyer des robots dans l’espace, il faut être capable d’aider les gens en fauteuil roulant motorisé à prendre un verre d’eau. » C’est sur ce constat que deux étudiants de l’ETS, Charles Deguire et Louis-Joseph Caron L’écuyer, ont lancé Kinova. Dix ans plus tard, l’entreprise se voit officiellement aujourd’hui décorée du tout premier prix du Gouverneur général pour l’innovation.

Kinova est la seule entreprise parmi les six lauréats de ces prix, créés en juin 2015.

M. Deguire n’a pas eu à chercher très loin sa source d’inspiration. Trois membres de sa famille étaient atteints de dystrophie musculaire et étaient confinés à des fauteuils motorisés, dont un grand-oncle, Jacques. L’objectif premier de Kinova était donc de créer un bras pouvant être fixé à ces fauteuils et donner une certaine autonomie à ces personnes.

« Ce que le fauteuil fait pour le bas du corps, le bras le fait pour le haut du corps. »

— Charles Deguire, président de Kinova

Il leur a fallu trois ans de mise au point avant de présenter ce premier produit, nommé Jaco en l’honneur du grand-oncle de M. Deguire, au marché. La toute première vente est survenue l’année suivante, aux Pays-Bas. Encore aujourd’hui, l’entreprise tire environ 85 % de ses revenus de l’exportation.

Jaco peut permettre à ses utilisateurs d’ouvrir des portes, de cueillir des clés, de se servir boissons et nourriture, de se desservir, etc. Le contrôle du bras peut se faire de plusieurs façons.

« Peu importe la façon dont la personne contrôle le fauteuil, elle peut aussi contrôler le bras de la même façon : par un levier, avec le nez, les yeux, la tête, les pieds, le souffle… Notre plus jeune utilisateur a 5 ans et il a été capable de se servir un verre d’eau et le boire dès la première journée. Tu as beau être aussi incompétent que possible avec la technologie, je n’ai jamais vu quelqu’un être incapable de se verser un verre d’eau et le boire la première journée. »

NOUVEAUX PROJETS

Le bras Jaco a évidemment continué d’évoluer depuis. Kinova vend maintenant aussi des bras robotisés à des laboratoires de recherche ou pour diverses applications, par exemple l’inspection ou la manipulation de produits dangereux. Mais l’automatisation et la fabrication industrielle ne sont pas dans les plans.

« Nous faisons de la robotique de service : nos robots ne remplacent pas les humains, ils les aident. »

En collaboration avec un partenaire californien, l’entreprise investit actuellement massivement dans le développement d’une plateforme chirurgicale qu’elle prévoit lancer en 2017.

Contrôlé par un chirurgien, le bras ne se fatigue pas, ne tremble pas, peut manipuler des outils plus petits et accéder à des endroits différents, fait notamment valoir M. Deguire.

Ce lancement, celui d’une autre plateforme encore non annoncée prévu pour 2018 ainsi que l’expansion de leur usine de fabrication, à Boisbriand, ont incité les deux cofondateurs de Kinova à cogner à la porte des investisseurs. L’entreprise travaille en ce moment à clore une ronde de financement.

« Notre usine doit tripler de taille cette année et encore tripler l’année prochaine, indique M. Deguire. Notre équipe, qui est passée de 20 à 60 employés depuis deux ans, va passer à 120 ou 130 dans la prochaine année. »

QUI : Charles Deguire, Louis-Joseph Caron L’écuyer et une soixantaine d’employés.

L’IDÉE : des bras robotisé

L’AMBITION : être le numéro un mondial de la robotique de services. « Il n’y a pas vraiment de leader dans ce marché actuellement, nous voulons occuper cette position. »

ILS Y CROIENT ET Y ONT INVESTI DE L’ARGENT : les deux cofondateurs, qui ont racheté au cours des dernières années les parts d’autres actionnaires.

LES AUTRES LAURÉATS DU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR L’INNOVATION :

• Robert Burrell, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biomatériaux nanostructurés

• Jeff Dahn, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les matériels de piles et de cellules électrochimiques

• La Dre Breanne Everett, présidente, Orpyx Medical Technologies

• Le Dr Mark G. Torchia, directeur du Centre pour l’avancement de l’enseignement et de l’apprentissage

• Richard Tyc, vice-président aux technologies avancées pour Monteris Medical

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