Cinq façons dont la robotique aidera le monde médical en 2018

Voici comment nous prévoyons que les robots influeront sur le travail des médecins cette année.

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Par Stuart Kozlick

Chaque année, les développeurs en robotique multiplient leurs efforts en vue d’implanter de nouveaux appareils dans les milieux médicaux, qu’il s’agisse d’hôpitaux, de cliniques ou de salles d’opération.

 

 

En dépit du long chemin qu’il reste à faire pour convaincre les gouvernements et les institutions derrière les anciens systèmes de soins de santé de repenser les robots chirurgicaux, autant au niveau de l’adoption que de l’accessibilité, il y a quand même plusieurs raisons d’être optimiste en 2018.

 

Les avantages de la chirurgie assistée par robot — c’est-à-dire utiliser des bras robotisés pour aider les chirurgiens à pratiquer une panoplie d’interventions, et non pour les remplacer — se font tranquillement connaître et contribuent à éliminer le scepticisme qu’entretiennent encore certains médecins à l’égard de la robotique médicale.

Entre temps, l’apprentissage machine et l’intelligence artificielle commencent à pénétrer le milieu médical et 2018 pourrait s’avérer une année déterminante.

 

Voici comment nous prévoyons que les robots influeront sur le travail des médecins cette année.

 

 

1) Plus la technologie est présente, plus les options d’assistance sont nombreuses

Quiconque est familier avec la robotique médicale connaît le nom « da Vinci », et pour cause. Depuis que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a donné son approbation en 2000 pour que le robot chirurgical soit mis en marché, ce dernier est devenu un incontournable dans les salles d’opération ouvertes à la robotique — et il jouit d’un quasi-monopole.

Cette situation pourrait changer prochainement. Comme le rapporte The Economist, plusieurs brevets détenus par Intuitive Surgical (l’entreprise responsable de da Vinci) sont expirés ou le seront prochainement, ce qui prépare le terrain pour que des robots plus petits et plus polyvalents mis au point par d’autres entreprises fassent leur apparition dans les hôpitaux.

Les chirurgiens verront bientôt une multitude de nouvelles solutions technologiques plus faciles à intégrer dans les salles d’opération et, dans bien des cas, plus abordables. Cela pourrait laisser le champ libre à l’utilisation de robots pour aider avec une plus grande diversité d’interventions chirurgicales et, selon les coûts associés, pourrait suffire à convaincre certains établissements médicaux d’adopter la robotique.

 

 

2) Précision et exactitude sont synonymes de chirurgies réussies

Bien que plusieurs chirurgiens hésitent toujours à combiner robotique d’assistance et méthodes traditionnelles, certains développeurs démontrent déjà avec succès que leur technologie peut en effet pratiquer des opérations avec plus de sécurité et de précision que même la main la plus agile du meilleur chirurgien.

L’équipe responsable du Smart Tissue Autonomous Robot (STAR), qui a présenté ses conclusions à la conférence IROS (robots et systèmes intelligents) de 2017, a démontré que les incisions faites par leur robot étaient incroyablement précises, endommageant moins la chair avoisinante que les méthodes conventionnelles.

Ce n’est pas un secret pour personne qu’il est possible de calibrer les robots afin d’exécuter des mouvements d’une précision inégalée. Par conséquent, à mesure que les ingénieurs continuent de mettre au point des technologies réduisant le risque de certaines interventions chirurgicales, les médecins pourront garantir de meilleurs résultats à leurs patients.

 

 

3) La chirurgie assistée par robot offre de meilleures conditions à bon nombre de patients

S’il y a bien une chose que les gens en attente d’une intervention veulent, c’est d’être à l’aise. Même s’il est impossible pour les patients s’apprêtant à passer sous le bistouri d’avoir la certitude que tout se passera bien, il est toutefois rassurant de savoir que les conditions sont optimales.

En plus de pratiquer des incisions précises, la robotique donne aux chirurgiens une maîtrise accrue de leur environnement. Qu’il s’agisse de s’assurer qu’un patient perd peu de sang, de réduire la douleur qu’il ressent durant sa convalescence ou de minimiser son séjour à l’hôpital, les chirurgies assistées par robot établissent les conditions voulues pour que les gens se sentent à l’aise.

 

 

4) L’intelligence artificielle aidera bientôt les médecins à poser des diagnostics plus précis

La technologie affirme sa présence dans les salles d’opération et ailleurs dans les établissements médicaux.

Bien que les médecins se doivent d’avoir une mémoire encyclopédique pour faire référence aux symptômes, diagnostics, maladies rares et autres facteurs à considérer, leur parole n’est pas toujours infaillible. Imaginez alors ce dont ils seraient capables s’ils avaient la puissance de l’intelligence artificielle à leur disposition.

En 2017, la société londonienne Babylon Health a lancé un programme pilote permettant aux patients d’utiliser leur téléphone intelligent pour consulter un des 111 assistants virtuels qui, se basant sur une impressionnante base de données comptant quelque 300 millions d’éléments essentiels de connaissance sémantique sur les soins de santé primaires, établissent des diagnostics éclairés à partir des renseignements fournis. Le docteur Ali Parsa, fondateur de Babylon Health, explique qu’en travaillant en tandem avec l’intelligence artificielle, les médecins peuvent désormais consacrer plus de temps à l’administration des traitements nécessaires.

Étant donné que le cerveau humain est limité dans la quantité d’information qu’il peut retenir, les systèmes intelligents comme celui-ci représentent un atout incontestable pour aider les médecins à poser des diagnostics plus précis.

 

 

5) L’apprentissage machine permettra aux médecins de prendre de meilleures décisions plus rapidement

En plus de contribuer aux diagnostics, les machines intelligentes pourront enrichir les connaissances médicales en fournissant un accès direct à une mine de renseignements conçue pour économiser du temps et de l’argent aux patients.

 

Grâce à ces avancées, les professionnels de la santé auront accès à toute l’information dont ils ont besoin (traitements, médicaments d’ordonnance, effets indésirables possibles, etc.). Par ailleurs, ils connaîtront aussi l’incidence de chacun de ces éléments sur le patient à soigner. Avoir de l’information à jour au bout des doigts permettra aux médecins d’agir plus rapidement et plus efficacement que jamais.

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